Un dimanche brûlant au Hellfest Open Air Festival 2026

Pendant une journée, celle du dimanche (la dernière), ItinéraireBis a été invité à découvrir l’un des plus grands et plus connus festivals de France, le Hellfest Open Air Festival. Je vous raconte toute l’histoire sans plus attendre !
Une surprise totale

Je dois le dire d’emblée, je ne pensais pas une seconde pouvoir aller un jour au Hellfest via ItinéraireBis. Encore moins pour couvrir les quatre jours du festival du 18 au 21 juin 2026. Premier rebondissement donc. Le deuxième, et il est de taille, j’ai trouvé un job à côté entre temps (pas de chance…). Du coup, comme il est impossible de refuser une occasion pareille, je me suis organisé pour y aller seulement le dimanche étant désormais en Bretagne. On prend donc avec un grand sourire cette nouvelle et l’on remercie chaleureusement l’équipe du Hellfest pour ce joli cadeau. Merci ! 

Welcome To Hell !

Dans ce genre de situation, il est très dur de dormir la veille. Un mélange d’excitation, de joie et, surtout, l’envie d’en découdre. Mais avant, il faut passer par la case transport pour aller à Clisson (un peu moins d’une heure et demi). Clissons qui, rappelons-le, est une petite ville de 7500 habitants dans le département de Loire-Atlantique, et située entre les vignes. 

On le savait déjà, mais le thermomètre va vite grimper. On espère que le festival sera bien équipé pour faire face au fortes températures. Après la traversée des vignobles, nous voilà enfin arriver dans l’antre du festival des musiques extrêmes le plus réputé de l’Hexagone (voir d’Europe). Enfin presque, puisque nous arrivons sur l’un des deux énormes parkings du festival. L’on se croirait dans le désert mais avec, au lieu du sable brûlant, de la poussière plein les yeux. 

La première impression est bonne. Une organisation carrée avec plusieurs bénévoles qui s’occupent de placer les voitures (un bel hommage pour eux), des toilettes tout le long du chemin amenant au bus ‘Hellfest » faisant la navette jusqu’au festival. Il y a du monde, un peu d’attente, mais l’occasion de discuter avec un habitué des lieux : « ça fait 12 ans que je viens au Hellfest. Là je suis tout seul pour le dernier jour, mes amis viennent de partir. Il fait très chaud attention, les espaces à l’ombre sont vitaux.« 

Ozzy Osbourne pour nous accueillir ! 

Après une première bouffée d’air chaud dans le bus, nous voilà prêts à entrer dans ce petit village fabriqué de toute pièce (que l’on peut visiter toute l’année) et dont tout le monde parle pour les adeptes de rock, hardrock, métal etc… mais pas que !

Et quoi de mieux pour débuter l’aventure que d’être accueillis par la nouvelle sculpture monumentale d’Ozzy Osbourne, conçue par l’artiste français Philippe Pasqua, qui a fait son entrée sur le site le jeudi avec cérémonie et feu d’artifice. Feu d’artifice qui ne verra pas le jour le dernier jour à cause de la canicule. 

Après avoir immortalisé cet instant près de la porte des Enfers, il est temps de passer à l’entrée média. Un accueil chaleureux qui compte mine de rien. L’espace est grand et apaisant : cascade avec nénuphars, fontaine de « sang », bars et espaces chill, espace média, food trucks et toilettes sont à portée de mains. Il est temps de rentrée dans la fournaise et de taper un peu du pied.

Il fait chaud à tous les étages !

On ne va pas mentir, il a fait très chaud, trop chaud même. Mais l’organisation a pensé à tout : cascades Hellfest », brumisateurs, points d’eau, toilettes et quelques espaces à l’ombre. Bien sûr il n’y avait pas de place pour tout le monde, mais l’effort a été fait. 

Après avoir acheté une casquette aux couleurs du festival, place à la musique et au vrombissement des caissons. Le site n’est pas excessivement grand et c’est une bonne nouvelles. Toutes les scènes sont facilement rejoignables et le son est bien réparti. L’ambiance est bon enfant et l’on se sent en sécurité. Ce qui est un point important pour se lâcher sans trop réfléchir.

Après avoir fait le tour du propriétaire, nous nous sommes arrêtés sur l’excellent groupe français Resolve sur la scène principal. Puissante, la prestation du groupe a été clairement un coup de coeur. Autre coup de coeur du jour, le gorupe américain Black Tusck sur la scène « Valley ». Une performance totale où le groupe joue avec le public, bombarde et ne fait quasi aucune pause sous une chaleur affolante. On a vibré avec eux ! On peut saluer également le passage des mythiques Buzzcocks dans la Warzone. Canicule et fatigue oblige, le départ fut plus précoce que prévu. The Offspring attendra une autre date qui sait…

Conclusion

Pour ma grande première au Hellfest, l’expérience a été globalement positive. Un accueil très pro, un site bien aménagé, idéal pour découvrir de nombreuses et autres activités sans faire des kilomètres non plus, une programmation éclectique (il y en a pour tous les goûts) et une belle réactivité face à la canicule. Seul hic de ce dernier jour de festival… mais cela n’est de la faute de personne. Vive le Hellfest et vivement l’édition qui s’annonce légendaire des 20 ans du festival !